L’incroyable coup de vieux de Guillaume Canet



L’incroyable coup de vieux de Guillaume Canet

Guillaume Canet et Hadèle Haenel dans L’Homme qu’on aimait trop

L’équipe de L’Homme qu’on aimait trop lors du festival de Cannes 2014

Hadèle Haenel, André Téchiné, Guillaume Canet et Catherine Deneuve

Hadèle Haenel, André Téchiné, Guillaume Canet et Catherine Deneuve

L’acteur a été grimé pour L’Homme qu’on aimait trop, sorti au cinéma en 2014 et de retour ce soir sur France 3.

Adepte des réseaux sociaux, Guillaume Canet postait en 2015 une vidéo bluffante sur son compte Instagram : maquillé en vieillard, l’acteur de 42 ans est méconnaissable avec 50 ans de plus. Les cheveux gris, le visage ridé et la voix chevrotante, le compagnon de Marion Cotillard postait en fait une vidéo flashback du tournage L’Homme qu’on aimait trop – réalisé par André Téchiné et sorti en 2014 – tout en s’adressant à ses copains du septième art, Jean Dujardin et Gilles Lellouche : « Hé Jean, Gilles, avec moi aussi on a bien rigolé, hein! On a bien rigolé! » Une blague parmi tant d’autres : l’acteur et réalisateur a depuis multiplié les photos dossier lors de la préparation de son film Rock & Roll.



Rock’n Roll : retour sur la promo dingue de Guillaume Canet et Marion Cotillard

Le pitch de L’Homme qu’on aimait trop ? « 1976. Après l’échec de son mariage, Agnès Le Roux rentre d’Afrique et retrouve sa mère, Renée, propriétaire du casino Le Palais de la Méditerranée à Nice. La jeune femme tombe amoureuse de l’homme de confiance de Renée, Maurice Agnelet, un avocat de dix ans son aîné. Maurice a d’autres liaisons. Agnès l’aime à la folie. Actionnaire du Palais de la Méditerranée, Agnès veut vendre sa part de l’héritage familial pour voler de ses propres ailes. Une partie truquée siphonne les caisses de la salle de jeux. On menace Renée. Derrière ces manœuvres guerrières plane l’ombre de la mafia et de Fratoni le patron du casino concurrent qui veut prendre le contrôle du Palais de la Méditerranée. Tombé en disgrâce auprès de Renée, Maurice met en relation Agnès avec Fratoni qui lui offre trois millions de francs pour qu’elle vote contre sa mère. Agnès accepte le marché. Renée perd le contrôle du casino. Agnès supporte mal sa propre trahison. Maurice s’éloigne. Après une tentative de suicide, la jeune femme disparaît à la Toussaint 1977. On ne retrouvera jamais son corps. Trente ans après, Maurice Agnelet demeure l’éternel suspect de ce crime sans preuve ni cadavre. Convaincue de sa culpabilité, Renée se bat pour qu’il soit condamné… »

Que vaut le thriller de Téchiné, diffusé ce soir sur France 3 ? Voici la critique d’Isabelle Danel, publiée dans Première à sa sortie : « L’actualité récente inspire une fois encore André Téchiné, comme en 2009 lorsqu’il réalise La Fille du RER. Pour comprendre ce qui se cache derrière le fait divers : le pouvoir, l’argent, la séduction et surtout les rapports humains. Étalé sur trente ans (et au fil de grimages hasardeux), le film est l’adaptation par Téchiné, Cédric Anger et Jean- Charles Le Roux du livre Une femme face à la Mafia, cosigné par ce dernier avec sa mère Renée. Il colle à la réalité (les noms, les lieux et certains faits consignés sont respectés) et, après la dernière image, des cartons indiquent in extremis les conclusions du dernier procès et la condamnation à vingt ans de réclusion de Maurice Agnelet en avril 2014. Mais il s’en éloigne aussi, car Agnès semble ici être fille unique, ce qui recentre l’affaire autour de son lien compliqué avec Renée. « L’homme qu’on aimait trop » du titre est un personnage secondaire, moins sujet qu’objet de la revanche d’une fille sur sa mère. Drôle de vengeance consistant à lui retirer son jouet préféré (le Palais de la Méditerranée, casino dont elle est propriétaire) et qui dérape d’une amitié frondeuse pour l’avocat à une passion irraisonnée et dévorante. Téchiné rate les à-côtés (le faste d’un monde en perdition) et, malgré l’énergie de Deneuve, ne parvient pas à faire exister cette femme d’affaires flouée doublée d’une mère éplorée. Mais il réussit le portrait d’une jeune femme des années 70. Encore pétrie d’enfance malgré un corps épanoui de nageuse, Agnès tombe amoureuse comme une adolescente, romantique et désespérée. Beau personnage auquel Adèle Haenel confère force et fragilité. »

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