L’Âge de glace : Comment Scrat est devenu indispensable à la saga



Scrat dans L’Âge de Glace 2

Scrat dans L’Âge de Glace

Scrat dans L’Âge de Glace 2

Scrat dans L’Âge de Glace 2

Scrat dans L’Âge de Glace 2

Scrat dans L’Âge de Glace 3

Scrat dans L’Âge de Glace 3

Scrat dans L’Âge de Glace 4

Scrat dans L’Âge de Glace 5

Scrat dans L’Âge de Glace 5

Le premier volet de L’Âge de glace revient ce soir sur W9. Retour sur l’évolution de son personnage culte.

L’âge de glace revient à 21h sur W9 :  17 ans après sa sortie et son carton au cinéma (3 millions d’entrées en France, 385 millions de dollars dans le monde), le film d’animation fait toujours le bonheur des téléspectateurs. Au fil des suites, ses héros sont devenus très populaires, notamment Scrat, l’écureuil préhistorique gourmand, qui est prêt à tout pour attraper son gland et entraîne malgré lui les pires catastrophes.

Blue Sky l’a bien compris et lui a offert de plus en plus de place au sein des films, mais aussi de leur promotion : Scrat était au cœur des posters dès le n°2, sorti en 2006, et depuis, il n’a cessé de gagner en importance. La raison ? Les spectateurs l’adorent ! Et c’est aussi un personnage très pratique, puisque, étant donné qu’il ne parle pas, les vidéos où il apparaît n’ont pas besoin d’être traduites.

Comment est-il devenu la star incontournable de L’âge de glace ? Eléments de réponse à partir des teasers et des affiches où il apparaît. Sans oublier des extraits d’interviews accordées à Première par le réalisateur Carlos Saldanha et l’animateur Peter de Sève.

Par Elodie Bardinet et Gaël Golhen.


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Des posters de plus en plus scratastrophiques
Pour le premier épisode, Scrat était déjà sur l’affiche, timidement juché sur l’une des défenses de Manny le mammouth. Depuis, il a eu droit à ses propres posters, comme on peut le constater ci-dessus.  A chaque épisode, il a droit à son « character poster », contrairement à Sid, Diego et les autres, qui doivent souvent se contenter d’un visuel de groupe.

On le retrouve ainsi entouré de piranhas pour le n°2 ou au cœur de l’affiche officielle du 3, accroché aux dents d’un dinosaure affamé, en sirène sur le 4 (qui reprenait l’imagerie des pirates) et enfin envoyé dans l’espace pour le dernier épisode en date, Les Lois de l’univers, sorti en 2016. La plupart des visuels annoncent les « scratastrophes » à venir, et l’effet est très réussi. Avant même de découvrir les films, on s’attend à ce que ses sketchs soient inspirés.

La vidéo qui a tout changé
Le premier teaser de L’âge de glace est le véritable déclencheur de toute cette aventure. Les animateurs de Blue Sky doivent frapper fort en 2002, puisqu’ils sortent leur premier film d’animation au cinéma, après quelques collaborations remarquées sur les effets spéciaux de films (dont Fight Club). Comme l’explique Saldanha, ils misent beaucoup sur ce personnage, dont les bruitages sont mêmes effectués par le fondateur du studio : Chris Wedge. Scrat est en soi très pratique : comme il ne parle pas, la vidéo dans laquelle il n’apparaît n’a pas besoin d’être traduite et les gags, forcément visuels, peuvent être compris par tous. Il attise d’emblée la curiosité, car ce n’est pas tous les jours qu’un film est vendu grâce à un écureuil cherchant à protéger son gland !

 

A la base, Scrat devait être la star de la promo… mais pas des films !
Croyez-le ou non, Scrat n’était pas destiné à apparaître dans les films. Il devait à l’origine uniquement servir dans la première vidéo promotionnelle de l’épisode original, afin d’attiser la curiosité des spectateurs bien avant sa sortie. Voici les explications de Carlos Saldanha, délivrée dans Première au moment de la sortie en salles du troisième film : « En revenant du museum d’histoire naturelle, un des animateurs, Peter De Seve, avait ramené beaucoup de croquis d’animaux préhistoriques. Et devant le mur de personnages un des storyboarder a tilté en voyant un petit animal qui ressemblait à un croisement entre un écureuil et un rat. Il a tout de suite imaginé ce personnage passant son temps à enterrer son gland. On a immédiatement créé cette séquence et c’est devenu la première scène finalisée du film… Du coup, quand on a cherché à faire la première bande-annonce, on a repris cette scène qui marchait incroyablement bien de manière isolée. Et ça a tout de suite pris. Les gens ont adoré et c’est comme ça que Scrat est devenu le chouchou des spectateurs. A tel point d’ailleurs que, après la bande-annonce, il a fallu qu’on trouve un moyen d’intégrer Scrat dans le scénario… Parce que ce n’était pas forcément prévu comme ça. »

Dans le numéro de Première de l’été 2012, où l’on parlait de La Dérive des continents, Peter de Sève ajoute qu’ils n’ont pas cherché à créer un personnage réaliste, mais à faire en sorte qu’il soit le plus fun possible : « Un jour, j’ai demandé à un ami paléontologue quel était son personnage préféré de L’Âge de glace. Quand il m’a répondu Scrat, ça m’a vacciné, j’ai arrêté de me prendre la tête à propos du réalisme de la série. »

Il y a beaucoup de Scrat en chacun de nous
Autre particularité du personnage, il parle à tout le monde : aux enfants, bien sûr, mais il fait aussi rire les plus grands, quelle que soit leur culture. « Pourquoi ça marche ? C’est comme ça !, s’exclame Saldanha. Scrat avec sa quête du gland volera toujours le show ! Pour le 3, on avait envie de le développer, de s’amuser avec ce personnage. On a développé son arc… Il y a beaucoup de Scrat en chacun de nous. Scrat, c’est l’obstiné, celui qui se fixe toujours des objectifs. Bon, il ne réussit pas toujours mais il n’abandonne jamais. »


Scrat dans l’espace, ce n’est pas vraiment une surprise





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