Cannes 2019 : des stars mythiques, une polémique et de vrais chefs d’oeuvre, notre dernière journée sur la Croisette – Actus Ciné


Coup de coeur, rencontre marquante, anecdote de festivalier : tous les jours, la Rédac’ AlloCiné partage son vécu du 72e Festival de Cannes. Pleins feux sur nos souvenirs les plus marquants de cette édition, qui s’est achevée le 25 mai…

Laetitia Ratane

Laetitia Ratane (@laetitia.ratane)

« Cannes, le festival, toute cette pression? » Ah non pas du tout… Des coups de coeur et des chefs d’oeuvre sur l’écran oui, des émotions en veux-tu en voilà, de la fatigue assurément, des rires, des larmes, de très très grands sentiments, mais pas de pression, que du bon. Côté palpitations cardiaques difficiles à réguler, je retiendrai en priorité tout ce qui a entouré la projection de Mektoub my love, que ce soit le désir et la préparation « physique » d’avant projection, la découverte du film avec toutes les questions et l’incompréhension qu’il a suscitées, la sortie de salles entourée de gens criant au chef d’oeuvre ou au scandale organisé et surtout… le lendemain, la rencontre avec ses magnifiques acteurs dévoués C’est avant tout cela Cannes, beaucoup beaucoup de passions exacerbées, de colère, de haine, d’amour mélangés. Côté coup de foudre, les sublimes femmes de Céline Sciamma dans Portrait de la jeune fille en feu ont fini de m’achever. Merci Cannes 2019, c’était parfait.


Brigitte Baronnet (@BBaronnet)

De cette édition 2019, je me souviendrai de regards, de beaux regards. D’abord de plonger dans le bleu des yeux de Brad Pitt et Leonardo DiCaprio dans une interview en tête à tête, c’est une occasion unique, une interview presque historique d’avoir deux des plus grandes stars hollywoodiennes réunies pour un même film. Mais avant tout, je n’oublierai pas le jeu de regards, la circulation des regards de mon coup de coeur cannois de cette année, le film Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma. Il était ensuite si émouvant de voir les yeux brillants de joie et de fierté de son équipe sur le tapis rouge de la cérémonie de cloture. Je rêvais plus haut pour ce film, dont la mise en scène et les actrices, méritait aussi d’être célébrés. Reste une belle récompense, celle du scénarion pour un très beau film qu’il faudra impérativement regarder à sa sortie, le 18 septembre prochain.

Corentin Palanchini (@Sartana87)

Ce dernier jour cannois, c’était d’abord une journée chaude et ensoleillée ! Le dernier samedi est souvent appréciable, car une partie de la presse professionnelle et du public est déjà repartie attendre le palmarès ailleurs qu’à la Croisette, il y a donc moins de monde dans les rues. De plus, les habitués savent que cette dernière journée permet aussi de rattraper des films. Les salles étaient pleines, comme l’expliquent à la fois la chaleur et la cinéphilie. Les longs métrages ayant obtenu les plus longues files d’attente sont ParasitePortrait de la jeune fille en feu et Les Misérables. Tous étaient donnés favoris pour figurer d’une façon ou d’une autre au palmarès… et tous s’y sont retrouvés ! Mais ce dernier jour, c’est aussi l’attente du palmarès au cours de laquelle, chaque cannois de la rédaction d’AlloCiné imagine les résultats de ses rêves, parfois sans avoir vu tous les films, au pifomètre comme on dit ! Et cette année aura pris de court pas mal de mes pronostics, sauf un : je savais que Parasite y figurerait. Je n’osais l’espérer si haut, mais j’en suis ravi. Ce 72ème festival de Cannes est terminé, et il me laissera une grande satisfaction pour des raisons que je partage avec Clément (lire ci-dessous).

Clément Cuyer (@clemt77)

Voilààààààà, c’est fini… (air connu) Le 72e Festival de Cannes a livré son verdict en décernant sa Palme d’or au Parasite de Bong Joon-ho (YES !), et me voilà en pleine décompression, des images plein la tête et la tête à l’envers. Le manque de sommeil après toute cette effervescence, l’intensité de journées XXL, l’adrénaline perpétuelle que provoque The Cannes Film Festival, cette insensée machine de cinoche, les kilomètres de marche et la visualisation douloureuse du retour en train qui s’annonce (Cannes – Paris => presque 6 heures de trajet, et oui !) forment un cocktail pour le moins intense et épuisant qui ne m’empêchera toutefois pas de lister les moments forts de ma semaine. En vrac, Cannes 2019, c’était pour moi des légendes (Stallone, Huppert), un réalisateur à casquette (Rodriguez), un frigo sur la plage (Yves), une grosse claque venue de Corée (Parasite, Palme d’or, RE-YES !), un joli scandale cannois (le Kechiche), un nouveau Tarantino, des mots et des micros, des moments rigolos, des sandwichs et du McDo, un temps pas très beau, des soirées en mode GinTo, pas vraiment de bons dodos, mais du taf avec les potos… Cannes 2019, c’était tout ça et bien plus encore, et c’était vachement bien ! 



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