Peur sur le lac (TF1) : que vaut la suite du Tueur du lac avec Julie de Bona ? – News Séries à la TV


Suite de la série « Le Tueur du lac » diffusée en 2017, « Peur sur le lac » débute ce soir à 21h sur TF1. Porté par Julie de Bona, Lannick Gautry, et Sylvie Testud, ce nouvel opus centré sur un virus mortel mérite-t-il le coup d’œil ? Voilà notre avis.

FRANCOIS LEFEBVRE/ELEPHANT STORY/TF1

De quoi ça parle ?

Lise Stocker et Clovis Bouvier doivent faire face à une nouvelle menace totalement inédite. Plusieurs personnes sont atteintes d’un mal mystérieux et mortel. Un virus est en train de se répandre à Annecy. Une course contre la montre s’engage pour trouver l’origine de ce virus et tenter de stopper sa propagation. Est-ce un accident ? Un acte criminel ? Terroriste ? Ce virus a-t-il un lien avec la disparition mystérieuse d’une petite fille et de son père ? Chaque minute compte car déjà le nombre de victimes augmente…

Suite des mini-séries Le Mystère du lac et Le Tueur du lac

Tous les jeudis à 21h sur TF1 à partir du 9 janvier. 6 épisodes vus sur 6.

À quoi ça ressemble ?

 

C’est avec qui ?

Julie de Bona, la star du Tueur du lac, et Lannick Gautry, présent pour sa part dans les deux opus précédents, rempilent évidemment dans la peau de la flic Lise Stocker et du gendarme Clovis Bouvier, couple de choc qui en plus de devoir affronter une menace totalement inédite va également devoir faire face à des bouleversements d’ordre privé. À leurs côtés, les fans du Tueur du lac, diffusée fin 2017 sur TF1, retrouveront également de nombreux visages connus puisque Joyce Bibring, Pierre Perrier, Cécile Rebboah, Matthias Van Khache, Justine Le Pottier, Juliette Plumecocq-Mech, et Lola Dewaere dans le rôle de Mathilde, l’ex de Clovis, sont également de retour.

Mais Peur sur le lac accueille aussi de nombreux petits nouveaux au sein de son casting quatre étoiles, dont Sylvie Testud, Clotilde CourauBruno Debrandt (Caïn), Anne Charrier, Frédéric ChauMichaël Cohen (Sam), et Juliette Roudet, qui fait son grand retour sur TF1 un an après son départ de Profilage.

JEAN PHILIPPE BALTEL / ELEPHANT STORY / TF1

Ça vaut le coup d’oeil ?

Après le succès de la mini-série Le Tueur du lac, qui avait rassemblé en audience veille 5,3 millions de téléspectateurs en moyenne sur l’ensemble de ses huit épisodes fin 2017, TF1 a logiquement commandé un nouvel opus de la « collection Lise Stocker » et a eu la bonne idée de nous emmener sur un terrain assez éloigné de ce que la série nous avait proposé auparavant. Et assez inédit pour le petit écran hexagonal. En effet, exit les tueurs en série et place au virus mortel qui va peu à peu semer la panique dans Annecy et va pousser les autorités à mettre la ville sous quarantaine. À grands renforts de séquences anxiogènes à souhait et d’arsenal militaire déployé dans les rues de la ville haut-savoyarde, Peur sur le lac prend des accents de série catastrophe, quelque part entre les films Alerte et Contagion de Soderbergh, et parvient à tisser un récit qui nous tient en haleine du début à la fin. D’autant plus que les scénaristes nous font rapidement comprendre que personne n’est à l’abri et que même les héros pourraient ne pas survivre à cette nouvelle menace meurtrière.

Plus chorale que Le Mystère du lac et Le Tueur du lac, qui reposaient essentiellement sur le personnage de Lise et sur sa relation amoureuse avec Clovis, cette « suite » sans temps morts permet également à des personnages plus en retrait dans l’opus précédent d’exister davantage. À l’image de la Procureur Jeanne Tardieu, incarnée par Juliette Plumecocq-Mech, dont une facette inattendue est révélée à travers une intrigue familiale très forte et émouvante. Ou du couple Noémie-Mathias, qui attend son premier enfant et qui va se retrouver au coeur de l’enquête et du scénario catastrophe qui touche Annecy. Offrant ainsi à Joyce Bibring et Pierre Perrier une très belle partition qui leur permet de briller. Et si Julie de Bona, tout juste sortie de son rôle incroyable dans Le Bazar de la charité, continue d’être le coeur palpitant de la série et le fil rouge qui lie l’ensemble, Peur sur le lac peut aussi compter sur le talent d’une belle brochette de nouveaux venus, dont Sylvie Testud, Juliette Roudet, et Anne Charrier, qui tirent vraiment leur épingle du jeu et nous offrent, pour certaines, de vrais beaux moments d’émotion.

Loin des plus classiques Section de recherches, Profilage, ou Alice Nevers, Peur sur le lac fait souffler un peu de fraîcheur sur la case policière des jeudis soirs de TF1 en ce début d’année 2020 et devrait sans peine contenter les amateurs du genre grâce à une enquête assez complexe, qui entre enlèvement d’enfant, morts inexpliquées, et attaque bactériologique multiplie les fausses pistes au cours des quatre premiers épisodes avant de nous emmener vers un climax riche en suspense et en émotion. Et si huit épisodes auraient peut-être permis d’aérer un peu plus le grand nombre d’intrigues et de personnages déployés, cette nouvelle aventure du duo Lise-Clovis a au moins le mérite de ne pas reproduire les longueurs que l’on pouvait déplorer dans Le Tueur du lac et d’offrir un peu d’originalité dans un genre pourtant très balisé à la télévision.